Raccorder une canalisation PER sur un tuyau en cuivre est une opération courante en plomberie domestique, notamment lors de rénovations ou d’extensions de réseau. Le choix entre raccords à sertir, à compression ou à visser dépend de plusieurs facteurs : l’accessibilité du raccord, la pression de service, et votre niveau de compétence en bricolage. Chaque méthode possède ses avantages et ses limites. Une installation réussie repose avant tout sur une préparation soignée des tubes, le choix d’un raccord adapté au type de réseau et le respect des étapes de montage. Ce guide vous accompagne pour réaliser un raccordement PER-cuivre fiable, aux normes et durable dans le temps.
Bien préparer un raccord PER sur cuivre en toute sécurité

La qualité d’un raccord PER-cuivre commence bien avant le serrage final. Une préparation rigoureuse des tubes conditionne l’étanchéité et la longévité de l’assemblage. Un cuivre mal ébavuré ou un PER coupé en biais peuvent compromettre même le meilleur raccord du marché. Cette phase préparatoire demande peu de temps mais fait toute la différence entre une installation pérenne et une future fuite.
Identifier le type de réseau et les contraintes avant de choisir le raccord
Tous les raccords ne conviennent pas à tous les usages. Un réseau d’eau froide sanitaire fonctionne généralement à 3 bars de pression, tandis qu’un circuit de chauffage central peut atteindre 5 à 6 bars avec des températures dépassant 70°C. Pour l’eau chaude sanitaire, les raccords doivent supporter des pointes à 60-65°C en continu. L’emplacement joue également un rôle crucial : un raccord encastré dans un mur ou une dalle nécessite une fiabilité absolue, car toute intervention ultérieure implique de casser le revêtement. Dans ces situations, privilégiez les raccords à sertir conformes au DTU 60.1. Pour un raccord accessible dans un vide sanitaire ou sous un évier, les raccords à compression constituent une solution plus économique et facilement modifiable. Prenez aussi en compte la possibilité d’interventions futures : un raccord démontable facilite l’entretien ou la modification du réseau.
Comment préparer proprement un tuyau cuivre avant raccordement PER ?
La découpe du tube cuivre doit impérativement être réalisée avec un coupe-tube à molette, jamais avec une scie à métaux qui génère des découpes irrégulières et des bavures importantes. Le coupe-tube produit une section parfaitement perpendiculaire, essentielle pour l’étanchéité. Après la coupe, l’ébavurage constitue l’étape la plus importante : utilisez l’ébavureur intégré au coupe-tube ou un outil dédié pour supprimer la collerette métallique qui se forme à l’intérieur du tube. Cette bavure peut non seulement blesser le joint d’étanchéité mais aussi créer des turbulences favorisant l’entartrage. Nettoyez ensuite l’extrémité du cuivre avec de la laine d’acier fine ou un chiffon propre pour éliminer l’oxydation verdâtre. Cette couche d’oxyde empêche l’adhérence correcte des joints toriques. Le tube doit être sec avant l’assemblage. Vérifiez que l’extrémité est bien circulaire : un tube écrasé ou ovalisé compromet l’étanchéité, quelle que soit la qualité du raccord.
Préparer le PER et choisir le bon diamètre pour un raccord mixte
Le PER se coupe avec un coupe-tube spécifique à ciseaux ou guillotine, jamais avec un cutter qui produit une découpe en biseau. La section doit être parfaitement nette et perpendiculaire à l’axe du tube. Certains raccords à sertir nécessitent un calibrage du PER : cet outil redonne une forme parfaitement circulaire à l’extrémité qui peut s’ovaliser lors de la coupe. La correspondance des diamètres est fondamentale pour un raccordement mixte. Le PER se mesure par son diamètre extérieur : 12 mm, 16 mm ou 20 mm selon les usages. Le cuivre se mesure également par son diamètre extérieur : 10 mm, 12 mm, 14 mm, 16 mm, etc. Voici les équivalences courantes :
| Usage | PER | Cuivre | Débit approximatif |
|---|---|---|---|
| Alimentation lavabo, WC | 12 mm | 10 ou 12 mm | 0,3 L/s |
| Alimentation évier, douche | 16 mm | 14 ou 16 mm | 0,5 L/s |
| Nourrice principale, chauffage | 20 mm | 18 ou 20 mm | 1 L/s |
Un diamètre inadapté crée soit un jeu excessif provoquant des fuites, soit un montage forcé qui endommage les joints. Vérifiez systématiquement la compatibilité des diamètres avant tout achat de raccord.
Les principaux types de raccord pour PER sur cuivre

Le marché propose plusieurs familles de raccords pour assembler PER et cuivre. Chacune répond à des besoins spécifiques en termes de budget, d’outillage disponible, d’accessibilité et de niveau de compétence. Comprendre les caractéristiques de chaque système vous permet de faire un choix adapté à votre situation particulière.
Raccords à compression PER/cuivre : quand les privilégier et comment les serrer ?
Les raccords à compression, également appelés raccords bicônes ou à olive, fonctionnent par écrasement d’une bague métallique entre l’écrou et le corps du raccord. Ils se composent d’un corps central avec deux extrémités : une pour le cuivre avec olive métallique, l’autre pour le PER avec bague spécifique et joint torique. Leur principal avantage réside dans leur simplicité de pose : deux clés plates suffisent pour le montage. Ils conviennent particulièrement aux installations apparentes ou accessibles comme les placards techniques, vides sanitaires ou gaines visitables. Le serrage demande de la précision : trop faible, le raccord fuit, trop fort, l’olive écrase le tube ou le joint se déforme. La technique consiste à serrer fermement jusqu’à sentir une résistance marquée, puis ajouter un quart de tour maximum. Maintenez toujours le corps du raccord avec une clé pour éviter de tordre les tubes. Ces raccords restent démontables, facilitant les modifications futures, mais ne sont pas recommandés pour les encastrements car le serrage peut évoluer légèrement avec les cycles thermiques. Leur coût est modéré, entre 3 et 8 euros selon les diamètres, ce qui les rend accessibles pour les bricoleurs.
Raccords à sertir pour PER et cuivre : un choix durable pour installations encastrées
Les raccords à sertir constituent la solution professionnelle par excellence. Ils utilisent une bague métallique qui se déforme sous l’action d’une pince à sertir, créant un assemblage mécanique définitif et extrêmement fiable. Chaque fabricant propose son système propriétaire : profil H, TH, U, V selon les marques. Cette standardisation impose d’utiliser la pince compatible avec le profil du raccord choisi. Le sertissage crée une déformation permanente visible qui garantit l’étanchéité, même sous forte pression. Cette technique s’impose pour les installations encastrées dans les murs, dalles ou chapes, où toute fuite ultérieure provoquerait des dégâts considérables. Les raccords à sertir supportent sans problème les contraintes du chauffage central : haute température, pression et dilatation. Leur inconvénient principal est le coût de la pince à sertir, entre 100 et 400 euros pour un modèle manuel selon la marque. Des locations sont possibles dans les enseignes de bricolage pour environ 25 à 40 euros par jour. Le raccord lui-même coûte entre 4 et 12 euros. Un raccord serti n’est pas démontable : toute erreur de montage ou modification nécessite de couper le tube et recommencer. Cette irréversibilité exige une pose soignée et définitive.
Raccords mixtes à visser ou à braser : quelles limites pour ces solutions hybrides ?
Les raccords mixtes vissés combinent un filetage femelle ou mâle côté cuivre et un système pour PER côté opposé. Ils servent principalement à connecter le PER sur des équipements filetés : robinets, collecteurs, chauffe-eau ou radiateurs. L’étanchéité du côté fileté repose sur du téflon, du filasse ou des joints fibres selon le type de raccord. Ces solutions conviennent bien pour des points de connexion ponctuels mais restent plus fragiles que les raccords monoblocs. Le filetage peut se desserrer avec les vibrations ou la dilatation thermique. Certains raccords permettent une transition par brasure tendre côté cuivre et compression côté PER : cette combinaison assure une excellente solidité mais nécessite un chalumeau et une technique de soudure maîtrisée. La brasure doit être propre, sans excès d’étain à l’intérieur qui réduirait le passage d’eau. Ces raccords hybrides conviennent davantage aux raccordements apparents où un contrôle visuel régulier reste possible. Leur utilisation en encastré est déconseillée car l’assemblage vissé ou brasé artisanal présente moins de garanties qu’un raccord à sertir normalisé. Le coût varie fortement selon la complexité, de 5 à 20 euros.
Procéder au raccordement PER sur cuivre étape par étape
Une fois le raccord sélectionné et les tubes préparés, la pose suit une séquence logique qu’il faut respecter scrupuleusement. La plupart des fuites proviennent d’une étape oubliée ou bâclée plutôt que d’un défaut du raccord lui-même. Suivre une méthode rigoureuse garantit un résultat professionnel même pour un bricoleur occasionnel.
Comment raccorder un PER sur cuivre avec un raccord à compression, pas à pas ?
Commencez par enfiler l’écrou sur le tube PER, bague vers le raccord. Certains modèles comportent une bague fendue et un joint torique : respectez l’ordre indiqué par le fabricant. Insérez ensuite le PER dans le corps du raccord jusqu’à sentir la butée interne, généralement matérialisée par un épaulement. Vérifiez que le tube est bien enfoncé à fond : un manque de quelques millimètres suffit à provoquer une fuite. Côté cuivre, glissez l’écrou puis l’olive sur le tube préalablement ébavuré. Emboîtez le cuivre dans l’autre extrémité du raccord jusqu’en butée. Vérifiez l’alignement des deux tubes : ils doivent être dans le même axe, sans angle ni torsion. Vissez d’abord les écrous à la main jusqu’à ce qu’ils ne tournent plus. Maintenez ensuite le corps du raccord avec une clé plate tout en serrant le premier écrou avec une seconde clé. Serrez progressivement par demi-tours, en alternant d’un côté et de l’autre pour équilibrer les contraintes. Arrêtez-vous lorsque vous sentez une forte résistance : forcer davantage risquerait d’écraser le tube ou de fissurer le raccord. Le serrage optimal se situe généralement entre un demi et un tour complet après le blocage manuel. Ouvrez l’alimentation lentement et surveillez pendant quelques minutes. Un léger suintement peut parfois apparaître : attendez quelques minutes, car il disparaît souvent avec la mise en pression du joint. Si une goutte persiste, resserrez d’un huitième de tour seulement.
Méthode de raccordement PER/cuivre par sertissage avec contrôle visuel
Assurez-vous d’abord que votre pince à sertir correspond au profil du raccord choisi. Chaque système possède ses mâchoires spécifiques, non interchangeables entre marques. Enfilez la bague de sertissage sur le tube, puis insérez ce dernier dans le raccord jusqu’au repère indiqué, généralement une ligne gravée visible à travers la bague. Cette insertion complète est cruciale : un tube insuffisamment enfoncé ne sera pas maintenu correctement après sertissage. Positionnez la bague exactement sur la zone prévue, identifiée par des marques ou une gorge sur le corps du raccord. Placez la pince à sertir perpendiculairement à l’axe du tube, en centrant les mâchoires sur la bague. Vérifiez que la pince est bien positionnée avant de presser : toute inclinaison provoque un sertissage irrégulier et affaiblit l’assemblage. Actionnez la pince en un mouvement ferme et continu jusqu’à ce qu’elle se déverrouille automatiquement, signe que le cycle de sertissage est complet. Les pinces modernes intègrent un mécanisme qui empêche l’ouverture avant d’avoir atteint la compression nécessaire. Retirez la pince et vérifiez immédiatement le résultat : les témoins de bon sertissage doivent être visibles. Selon les systèmes, il s’agit de deux bandes parallèles, d’un profil en H bien marqué ou d’un alignement de repères. La bague ne doit présenter aucune fissure. Vérifiez qu’elle ne tourne pas autour du raccord en essayant de la faire pivoter légèrement. Un sertissage correct résiste à cette rotation.
Quels contrôles réaliser après un raccordement mixte PER sur cuivre terminé ?
Ne précipitez jamais la mise en service. Commencez par un contrôle visuel complet de tous les raccords installés : vérifiez que les tubes sont bien alignés, que les bagues ou écrous sont correctement positionnés et que rien ne semble contraint ou tordu. Ouvrez ensuite l’alimentation progressivement, en maintenant un robinet ouvert en aval pour évacuer l’air du réseau. La montée en pression doit se faire lentement pour ne pas brutaliser les assemblages. Surveillez attentivement chaque raccord pendant au moins cinq minutes. Passez un doigt sec sous les zones de jonction pour détecter la moindre humidité. Certaines fuites microscopiques ne deviennent visibles qu’après plusieurs minutes de fonctionnement. Pour une installation professionnelle ou encastrée, réalisez un essai de pression selon les normes : 1,5 fois la pression de service pendant au moins trente minutes, idéalement une heure. Un manomètre permet de vérifier que la pression reste stable sans chute significative. Après quelques heures de fonctionnement normal, revenez contrôler les raccords accessibles. Les variations thermiques du premier cycle peuvent révéler des défauts non apparents à froid. Notez l’emplacement de chaque raccord sur un plan si l’installation comprend plusieurs jonctions : ce repérage facilite les interventions futures. Pour les zones encastrées, prenez des photos avant le rebouchage pour conserver une trace précise des emplacements.
Normes, erreurs fréquentes et bonnes pratiques pour un raccord pérenne
Au-delà de la technique de pose, plusieurs facteurs conditionnent la durabilité d’un raccord PER-cuivre. Les différences de comportement entre ces deux matériaux, les contraintes thermiques et mécaniques, ainsi que le respect des réglementations influencent la longévité de l’installation. Connaître les pièges classiques permet d’éviter les désagréments à moyen terme.
Faut-il un plombier pour raccorder PER sur cuivre ou le faire soi-même ?
Un bricoleur méthodique peut réaliser des raccords PER-cuivre simples sur des installations apparentes, particulièrement avec des raccords à compression qui ne nécessitent pas d’outillage spécialisé. L’économie réalisée est significative : un plombier facture généralement entre 50 et 80 euros de l’heure, auxquels s’ajoutent les frais de déplacement. Pour remplacer un siphon, prolonger une alimentation jusqu’à un nouveau point d’eau ou modifier un circuit accessible, l’intervention personnelle reste pertinente. En revanche, certaines situations justifient pleinement l’appel à un professionnel. Les installations encastrées engagent la responsabilité du poseur : toute fuite ultérieure peut causer des dégâts importants non couverts par les assurances si le travail n’a pas été réalisé dans les règles de l’art. Les réseaux de chauffage central, soumis à des pressions et températures élevées, demandent une expertise précise du dimensionnement et des raccords. Les collecteurs de distribution, qui alimentent plusieurs circuits simultanément, requièrent un équilibrage hydraulique que seul un professionnel maîtrise. Enfin, la garantie décennale d’un plombier couvre les éventuels désordres liés à son intervention, protection inexistante en cas d’auto-installation. Pour un projet important, demandez plusieurs devis détaillés permettant de comparer les prestations. Un plombier qualifié vous conseillera aussi sur les choix techniques les plus adaptés à votre configuration.
Erreurs courantes à éviter lors d’un raccord mixte cuivre PER à domicile
Le serrage excessif des raccords à compression constitue l’erreur la plus fréquente. Persuadé qu’un serrage fort garantit l’étanchéité, le bricoleur finit par écraser le tube, fissurer le raccord ou déformer le joint au point de créer une fuite. La règle est simple : serrez fermement mais sans forcer comme un sourd. L’absence d’ébavurage du cuivre arrive en deuxième position : la collerette métallique coupe le joint torique et provoque une fuite différée qui apparaît parfois des semaines après la pose. Mélanger des raccords et pinces de marques différentes en sertissage est une autre source de problème : chaque profil nécessite ses mâchoires spécifiques, et l’incompatibilité affaiblit considérablement l’assemblage. Utiliser un raccord standard eau froide sur un circuit d’eau chaude ou de chauffage conduit à une dégradation rapide des joints qui ne supportent pas les températures élevées. Vérifiez toujours les marquages du raccord indiquant la plage de température admissible. Négliger la fixation des tubes est également problématique : sans colliers de maintien réguliers, les vibrations et le poids de l’eau créent des contraintes sur les raccords, favorisant les fuites. Installez un collier tous les 50 cm environ pour le PER et tous les 1 à 1,5 mètres pour le cuivre. Enfin, oublier les manchons de dilatation sur de longues longueurs de PER provoque des arrachements aux raccords lors des cycles de chauffe et refroidissement.
Respect des normes, dilatation et durabilité du couple PER-cuivre dans le temps
Le DTU 60.1 encadre les installations de plomberie sanitaire en France et impose des règles précises pour les raccordements mixtes. Les raccords encastrés doivent obligatoirement être du type à sertir ou à glissement avec bague automatique, conformes aux normes NF. L’essai de pression à 1,5 fois la pression de service pendant trente minutes minimum valide l’étanchéité avant tout encastrement définitif. La dilatation différentielle entre PER et cuivre mérite une attention particulière : le PER se dilate environ cinq fois plus que le cuivre sous l’effet de la température. Sur un circuit de chauffage où l’eau atteint 70°C, un tube PER de trois mètres peut s’allonger de près de deux centimètres. Les colliers de fixation doivent donc permettre un léger glissement du PER tout en maintenant l’alignement général. Installez systématiquement des points fixes rigides côté cuivre et des points de guidage glissants côté PER. Les raccords subissent alors moins de contraintes mécaniques. La compatibilité des matériaux joue aussi sur la durée de vie : privilégiez les raccords en laiton désembifié CW617N plutôt qu’en laiton standard, moins résistant à la corrosion par dézincification dans certaines eaux agressives. Pour un raccord durable, associez toujours des composants de qualité certifiée NF ou ACS. Un contrôle visuel annuel des raccords accessibles permet de détecter tôt les suintements naissants, souvent annonciateurs de défaillances plus graves. Notez qu’un raccord bien posé avec des matériaux conformes peut fonctionner sans problème pendant plusieurs décennies.
Raccorder du PER sur du cuivre demande finalement plus de méthode que de compétences techniques avancées. Le choix du raccord adapté à votre installation, une préparation soignée des tubes et le respect des étapes de montage constituent les trois piliers d’un assemblage fiable. Les raccords à compression conviennent aux installations apparentes et aux bricoleurs occasionnels, tandis que les systèmes à sertir s’imposent pour les encastrements et les réseaux sous contrainte. Quel que soit le type retenu, la rigueur dans la mise en œuvre fait toute la différence entre un raccord qui tiendra des années et une source de problèmes récurrents. En cas de doute sur une installation complexe ou encastrée, l’intervention d’un professionnel reste le meilleur investissement pour votre tranquillité.
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