Le solin contre mur est un élément clé pour éviter les infiltrations d’eau entre une toiture et une paroi verticale. Que vous rénoviez une maison ou fassiez construire, bien choisir et poser le solin conditionne l’étanchéité de votre couverture. Cette protection indispensable, souvent méconnue jusqu’au premier problème d’humidité, mérite toute votre attention pour garantir la pérennité de votre toiture.
Comprendre le rôle du solin contre mur et ses enjeux d’étanchéité

Le solin contre mur sert à assurer la jonction étanche entre un toit et un mur, un acrotère ou une cheminée. Mal dimensionné ou mal posé, il peut être à l’origine de dégâts importants : infiltrations, moisissures, détérioration de l’isolant. Découvrons comment il fonctionne concrètement et pourquoi les normes imposent des règles strictes pour sa mise en œuvre.
Comment fonctionne un solin contre mur pour bloquer les infiltrations d’eau
Le solin crée une barrière physique entre la couverture (tuiles, ardoises, bac acier, toiture terrasse) et le mur attenant. Son principe est simple mais efficace : il évacue l’eau vers la toiture en empêchant les ruissellements de s’infiltrer dans les fissures et les joints. Bien raccordé avec les écrans, bavettes et relevés d’étanchéité, il participe à la continuité de la protection étanche du bâtiment.
Concrètement, l’eau de pluie qui ruisselle le long d’un mur est interceptée par le relevé du solin, puis guidée vers les éléments de couverture. Cette double protection, à la fois verticale sur le mur et horizontale sur la toiture, forme un angle imperméable qui supprime tout risque de pénétration.
Où installe-t-on un solin contre mur sur une toiture ou une façade
On retrouve un solin dès qu’un plan de toiture rencontre un élément vertical : mur mitoyen, façade plus haute, souche de cheminée, lucarne, acrotère. Il se positionne généralement en partie haute du recouvrement de toiture, avec un relevé d’au moins 15 centimètres sur le mur selon les DTU. Selon les configurations, il peut être apparent (bande métallique visible) ou intégré dans un système d’étanchéité plus large.
Par exemple, sur une extension accolée à une maison existante, le solin court sur toute la longueur de jonction entre la nouvelle toiture et le mur principal. Sur une souche de cheminée, quatre solins protègent les quatre faces de contact avec la couverture.
Quels risques concrets en cas d’absence de solin ou de solin défectueux
Sans solin adapté, l’eau pénètre par capillarité dans les jointoiements et les points singuliers de la toiture. À terme, cela provoque des taches d’humidité intérieures, une dégradation des plafonds, le pourrissement des bois de charpente et le décollement de l’isolant. Les dégâts peuvent rester invisibles pendant plusieurs mois avant de se manifester brutalement.
Un solin fissuré ou mal scellé peut aussi conduire à des courants d’air, des pertes thermiques et des litiges avec l’assurance en cas de sinistre. Les experts estiment qu’environ 30 % des infiltrations sur toiture proviennent de défauts d’étanchéité au niveau des jonctions avec les murs, ce qui souligne l’importance d’un solin correctement installé.
Choisir le bon type de solin contre mur selon le support et la toiture

Il existe plusieurs types de solins contre mur : solin mortier traditionnel, solin métallique, solin souple ou bande d’étanchéité adhésive. Le choix dépend de la nature du mur, du type de couverture et de votre budget. Identifier la solution adaptée à votre configuration garantit à la fois durabilité et esthétique.
Solin mortier ou solin métallique : quelles différences et quand les utiliser
Le solin mortier se réalise en maçonnerie, en remplissant l’espace entre la couverture et le mur par un mortier ciment ou chaux. Il est courant sur les anciennes toitures en tuiles mais nécessite un support stable et non fissuré. Cette technique traditionnelle demande un savoir-faire spécifique pour éviter les fissures dues au retrait du mortier.
Le solin métallique (zinc, aluminium, acier laqué, plomb) se présente en bandes profilées, plus durables, démontables et mieux adaptées aux normes actuelles d’étanchéité. Il offre une durée de vie supérieure à 50 ans pour le zinc ou le cuivre, contre 20 à 30 ans pour un solin mortier bien entretenu. Le zinc reste le matériau de référence pour sa résistance à la corrosion et sa facilité de façonnage.
Solin souple et bandes d’étanchéité auto-adhésives pour une pose simplifiée
Les solins souples en rouleau (plomb synthétique, aluminium bitumé, bandes butyles) se collent directement sur le mur et la couverture. Ils épousent bien les reliefs des tuiles ou ardoises, ce qui les rend pratiques en rénovation et sur supports irréguliers. Ces solutions conviennent particulièrement pour des toitures en pente, des petits ouvrages ou des réparations localisées.
Ces bandes d’étanchéité autocollantes offrent l’avantage d’une mise en œuvre rapide, sans chalumeau ni soudure. Leur point faible reste la durabilité : comptez 15 à 25 ans selon la qualité du produit et l’exposition aux UV.
Comment choisir un solin adapté à une toiture tuile, ardoise ou bac acier
| Type de couverture | Solin recommandé | Avantages |
|---|---|---|
| Tuiles canal ou plates | Solin zinc ou bande souple | Épouse les ondulations, aspect traditionnel |
| Ardoises | Solin zinc avec noquets | Finesse, tenue mécanique, esthétique |
| Bac acier | Bavette profilée assortie | Cohérence visuelle, étanchéité optimale |
Sur toiture en tuiles, on privilégie des solins métal façonnés ou des bandes souples structurées capables de suivre les ondes. Pour un bac acier, on utilise des solins et bavettes profilés, assortis au bardage ou à la couverture, afin de garantir à la fois la tenue mécanique et l’esthétique.
Poser un solin contre mur dans les règles de l’art
La pose d’un solin contre mur obéit à des prescriptions précises, notamment celles des DTU 40 et 43 de couverture et d’étanchéité. Même si certains systèmes se veulent faciles à installer, le respect des pentes, recouvrements et ancrages reste indispensable pour garantir une protection efficace dans le temps.
Quelles sont les grandes étapes pour poser un solin contre mur durable
On commence par nettoyer et préparer les supports, en supprimant anciennes traces de mortier ou d’enduits décollés. Le mur doit être sain, sec et exempt de mousses. Le solin est ensuite présenté à blanc pour vérifier les alignements et ajuster les coupes d’angle si nécessaire.
La fixation s’effectue soit par scellement chimique dans une rainure réalisée au disque dans le mur (technique du solin encastré), soit par chevillage direct sur le support. Un recouvrement minimum de 10 centimètres sur la couverture et un relevé de 15 centimètres sur le mur assurent l’efficacité du dispositif. Un cordon de mastic compatible vient parfaire l’étanchéité au niveau de la jonction avec le mur, sans jamais remplacer le système mécanique.
Fixations, joints et raccords : points de vigilance pour l’étanchéité finale
Les fixations doivent être adaptées au support (brique, parpaing, béton, ossature bois) et posées à intervalles réguliers de 30 à 40 centimètres pour éviter les déformations sous le vent. Les chevilles inox ou les pattes de fixation en zinc garantissent une tenue pérenne sans risque de corrosion.
Les raccords entre longueurs de solin nécessitent un recouvrement minimal de 10 centimètres dans le sens de l’écoulement des eaux. Dans les angles ou les changements de pente, des pièces spéciales préformées évitent les plis disgracieux et les points faibles. Un joint mastic vient seulement en complément du recouvrement mécanique, jamais comme unique barrière à l’eau.
Pose en rénovation : comment reprendre un solin contre mur existant
En rénovation, on commence par diagnostiquer si le solin peut être repris ou doit être entièrement remplacé. Un mortier fissuré sur moins de 20 % de sa longueur peut parfois être réparé par piquage localisé et application d’une bande souple complémentaire. Au-delà, ou en cas de déformation importante du solin métallique, mieux vaut déposer l’ancien dispositif et repartir sur une solution complète.
Lors de cette dépose, profitez-en pour vérifier l’état de la couverture adjacente et de l’écran sous-toiture, souvent dégradés par les infiltrations antérieures. Une rénovation partielle mal conduite peut compromettre l’ensemble de l’étanchéité.
Coût, réglementation et entretien d’un solin contre mur
Au-delà de la technique, un solin contre mur représente un investissement relativement modeste par rapport aux dégâts qu’il évite. Son coût varie selon le matériau, la longueur à traiter et la complexité du chantier. Abordons les prix moyens constatés, les principales règles réglementaires et les bonnes pratiques d’entretien.
Quel est le prix d’un solin contre mur et des travaux associés
Le coût d’un solin varie selon qu’il est maçonné, métallique ou souple, et selon la main-d’œuvre nécessaire. En fourniture seule, comptez entre 8 et 15 euros le mètre linéaire pour une bande souple autocollante, 25 à 45 euros pour du zinc prêt à poser, et 15 à 25 euros pour un solin aluminium. Le mortier représente le coût matériau le plus faible, mais la main-d’œuvre est plus importante.
Pour un devis global avec pose par un couvreur professionnel, les tarifs oscillent entre 60 et 120 euros le mètre linéaire, incluant fourniture, dépose éventuelle de l’ancien solin, préparation du support et finitions. L’accessibilité de la toiture et la nécessité d’un échafaudage peuvent faire grimper la facture de 300 à 800 euros supplémentaires sur un chantier standard.
Normes, DTU et responsabilités en cas de défaut d’étanchéité en toiture
Les travaux de solin s’inscrivent dans le cadre des DTU 40.11 (couverture en ardoises), 40.21 (tuiles), 40.35 (couvertures en plaques nervurées) et 43.1 (étanchéité des toitures terrasses). Ces documents définissent pentes minimales, recouvrements et modes de fixation selon les matériaux et les zones climatiques.
En cas de malfaçon avérée, la responsabilité décennale du professionnel peut être engagée, sous réserve que le chantier ait été réalisé par une entreprise assurée. Pour un particulier bricoleur, une pose non conforme aux DTU peut compliquer la prise en charge par l’assurance habitation en cas de sinistre lié à une infiltration.
Comment contrôler et entretenir un solin contre mur au fil des années
Un contrôle visuel régulier, notamment après de fortes intempéries, permet de repérer fissures, décollements ou traces de coulures suspectes. Inspectez particulièrement l’état des joints mastic qui peuvent se rétracter avec le temps, ainsi que les fixations apparentes.
Il est utile de vérifier aussi l’état de la couverture adjacente, car tout mouvement des tuiles ou ardoises peut fragiliser le solin. Un nettoyage annuel des mousses et débris végétaux évite les rétentions d’humidité. Une simple intervention préventive à temps, comme le remplacement d’un joint de mastic ou la refixation d’une extrémité de bande, évite bien souvent des travaux lourds de réparation d’étanchéité coûtant plusieurs milliers d’euros.
En conclusion, le solin contre mur constitue un maillon essentiel de l’étanchéité de votre toiture. Qu’il soit en mortier, en zinc ou en bande souple, son choix et sa pose doivent respecter les normes en vigueur pour garantir une protection durable. Un investissement mesuré au départ vous épargne des désordres coûteux et préserve la valeur de votre bien immobilier.
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